mardi 24 avril 2018

Bull's eye !

Le Bull, lors d'une de nos incontournables virées en montagne...

Tu as écouté le dernier Jack White ?  Je te le conseille. 
Frapper le clavier en musique m'inspire souvent; cela m'aide à structurer un peu ma pensée (quand elle ne choisit pas de s'évaporer). Justement, j'ai besoin de la rassembler. Poum/Tchac et riffs de guitare saturée...
Le titre de ce billet doit t'interpeller. Il s'agit du cri que pousse le tireur à l'arc ou encore le joueur de fléchettes lorsqu'il atteint le centre de la cible ou "bull's eye". L'oeil du taureau, dans le langue de Molière. Ce qui nous change du tigre, tu en conviendras.
Pourtant cette fois il faut n'y voir aucun rapport, si ce n'est le fait d'avoir fait mouche. Pour cela encore fallait-il bien viser !

C'est ce que devait se dire le Bull en préparant sa surprise. 
Le Bull? Ce n'est pourtant pas un inconnu ! Tu l'as croisé ici à de nombreuses reprises. Il y a longtemps c'est vrai.
Grand amateur de moto depuis des temps immémoriaux ('faut bien être grand quelque part !)  Bull doit son surnom au fait de porter un sac à dos en permanence, et peut-être aussi parce-qu'au guidon une certaine conscience de l'art du pilotage lui confère (j'ai bien dit "peut-être" ! ) une certaine lenteur prudence réfléchie. Tout à fait comme le pokémon Bullbizzard, qui ressemble à s'y méprendre à une tortue affublée d'une grosse fleur en guise de sac à dos. Bullbizzard, plus simplement baptisé Bull, a donc conservé la syllabe virile de son sobriquet. Et bien lui en a pris !
Je suis ravi de le compter parmi mes amis depuis près de vingt ans maintenant... 

Sachant parfaitement que je ne manquerais pas de le chambrer à la première occasion, Bull ne s'étendait pas trop quant-au fait d'avoir dû abandonner le pilotage moto au profit de la boite à roues pour d'obscures raisons personnelles.
C'est donc avec malice qu'il a fomenté le projet de racheter une bécane en secret pour ensuite pavoiser à son guidon. Le fourbe est même allé jusqu'à faire croire, à qui voulait l'entendre, qu'il voulait revenir au deux-roues par le biais du scooter... Mais il ne parlait que de "scoot" ! J'aurais dû me méfier ...
Car en fait de scooter, c'est pour une "Scout" que l'heureux homme s'est fendu. Bien sûr, une Indian !
Monsieur D d'Indian Lyon était dans la confidence, évidemment. Ce gars là n'est pas le dernier lorsqu'il faut se plier en quatre pour un client. Quand en plus il s'agit de quelqu'un qu'il connait et apprécie depuis longtemps, le service pourrait passer pour de la conciergerie. J'exagère ? A peine. Les clients de la concession le savent bien, chez Indian Lyon la notion de service n'est pas galvaudée. 

Et voilà le pokémon floral de me demander conseil par-ci, par là, l'air de rien, et me demande carrément de l'accompagner pour l'essai préliminaire à un éventuel achat. Comme je ne suis pas avare de conseils (c'est vrai j'aime bien donner des conseils, et alors? :-) ) Voilà que je ramène ma fraise dans la concession à tête d'indien.
Lorsque j'arrive, Bull et Monsieur D ont le sourire en coin et finalisent ce que j'identifie comme la signature d'une vente avec remise des clés et tout le tralala. 
Sur le coup, aucun conseil ne m'est venu. J'aurais pu jouer de la trompette bouchée, ça aurait eu le même effet. 
Les deux artistes de la dissimulation concertée se sont ensuite dirigés vers une moto couverte d'un drap. En moins de temps qu'il ne faut pour dire "sixty nine cubic inches" voilà la belle dévoilée... Une Indian Scout Bobber !
Le cachottier en chef me la détaille : 1133cm3 (69cu), gros pneus sur roues de 16", peinture noire brillante, quelques options de bon goût : plaque d'immat' déportée et une ligne d'échappement Dr Jekill & Mr Hyde à ouverture électrique commandée au guidon... Énorme ! 

Bull est enfin en capacité de s'asseoir sur une moto (la sienne, youpi ! ), tout en posant simultanément les deux pieds bien à plat au sol. Ça, tu ne le sais pas, mais c'est encore plus énorme ! 
L'air de rien, il en piloté des bécanes... ZXR, GSX-R, Z750 puis 1000, sans oublier le "p'tit fazouille" de ses débuts. Sur route et sur piste. Il ne faudrait pas prendre le gars pour un lapin de trois semaines.
Le deux-roues qui envoie ça le connait. Je veux bien prendre les paris : il ne se passera pas longtemps avant que son rodage ne s'achève, assorti d'une prise en main tout aussi sérieuse que précise.

Alors cher ami, merci pour la surprise et bonne route ! 
Que le Grand Sachem soit avec toi, qu'il te montre dans quel sens tourner la poignée droite, en t'indiquant les meilleurs rubans... d'asphalte !  Bull's eye !



Ça se passe comme ça chez Indian Lyon ! Le Bull et Monsieur D au bord de l'apoplexie... Instant fatidique !

 

 
Hop ! (what else ?)





 
Bull's Indian Scout Bobber





 
Bull's Indian Scout Bobber





 
Bull's Indian Scout Bobber - Les silencieux Dr Jekill & Mr Hyde






 
Bull's Indian Scout Bobber






 
Bull's Indian Scout Bobber






 
Bull's Indian Scout Bobber




 
Bull's Indian Scout Bobber





Bull ne rate pas une occasion de jouer à "pierre papier ciseau" Bon, là je l'ai laissé gagner.

dimanche 22 avril 2018

Soleil...Ah !

Quelque part sur le chemin de Paradis ... ;-)  (Bourg Saint Christophe, dans l'Ain)

Ça ne s'invente pas !

Archive maison, 22/04/18

lundi 16 avril 2018

Sortie de grange !

Kawasaki Z1000A 1977



Une sortie de grange ? Quézako? 
Terme bien connu de l'amateur de vieilles mécaniques, la sortie de grange ("barn fresh" pour l'anglophone branché que tu es) équivaut à l'exhumation d'un véhicule oublié au fond d'un local, d'un garage ou d'une grange donc, depuis fort longtemps.
Généralement l'auteur de la découverte se réjouit de remettre au jour une perle rare et convoitée. Cela s'apparente souvent à un sacré coup de chance, une chouette opportunité.
C'est d'autant plus intéressant que la plupart du temps c'est abordable car le trésor ainsi inventé ne représente pas grand chose pour le propriétaire d'origine.
Tous ces éléments concourent à créer une sorte de phénomène autour de l'objet et déclenchent un questionnement qui place son nouveau propriétaire au centre de l'intérêt.
Ah ! Non mais quel(le) veinard(e) ! 
Entre deux, au boulot, j'ai vu passer une photo sur mon téléphone, comme ça d'un œil distrait.  Un MMS de Monsieur Z. Un oeil distrait ? tu parles ! 
Subrepticement ma rétine a imprimé le contour d'un modèle bien connu mais daté, devenu iconique dans le monde moto nostalgique de la "grande époque" des années 70 : une Kawasaki Z1000A. 
Ce n'est pas n'importe quel modèle. C'est le premier du genre, sorti en 1977. 
Quasiment identique au 900Z1 dont elle prend la suite, seule la cylindrée évolue cette année là (1015cm3 au lieu de 903cm3) proposant une puissance équivalente : 85 chevaux.
Monsieur Z a le nez creux (comme toujours !) si cette moto ne sort pas d'une grange, c'est sûrement d'un endroit qui s'en rapproche.
C'est chez Apro-Racer, camps de base de Seb et Monsieur Z, que je découvre la bête.
Elle est superbe !
Tu dois te demander si j'ai de la lumière dans toutes les pièces... Bah oui, elle est sale, niveau présentation tu repasseras !
Oui mais... 
Moto largement diffusée, elle n'est pourtant pas rare. Il commence toutefois à être difficile d'en trouver une complète et en bon état. 
Celle-ci a cela de particulier d'être restée agrémentée des options à la mode de l'époque.
La sauce Lyonnaise en matière de deux roues motorisés a eu elle aussi de belles heures !
Pas besoin de savoir pocher les quenelles pour se monter une brêle aux petits oignons. La recette était simple. Disons pour le moins ... analogique !
Une bécane pêchue, une selle Giuliari à dosseret pour ne pas glisser lors de folles accélérations et un large guidon. Des amortisseurs Koni réglables, un échappement quatre en un Marshall, des bricoles bling-bling de-ci de-là, des couvre-gaines façon tuyau de douche, des phares longue portée à casquettes chromées pour les retours de dancing. Une peinture pailletée et hop ! Laissez mijoter -pas trop longtemps- Emballez ! 
Oui, c'est macho, assurément; faut pas m'en vouloir, la bécane que tu découvres ici dégouline du "mojo" de son époque. Un max. C'est comme ça...
Le connaisseur appréciera, l'ethnologue aussi. En 1977, pour emmener sa copine par mont et par vaux dans un train d'enfer le pilote lui propose d'être aux premières loges. 
Donc elle s'assoit devant lui, qui aura pris soin de caler son propre fessier dans le dosseret de selle. Il peut dès lors enlacer sa conquête aisément grâce au large guidon (ici emprunté à une Honda Goldwing comme c'était souvent le cas). Libre à lui de roucouler dans le cou de la belle jusqu'à destination. 
Et ça marche ? Bonne question ! En tous cas le motard aura déployé tous les stratagèmes pour parvenir à ses fins...
Nous reste un témoin de cette période disco-dorée sous la forme de cette épatante bécane pailletée... La classe ! Non?

"Stay tuned" comme on dit par chez nous, car bien sûr notre amie va passer un peu de temps chez Apro-Racer à Irigny, entre les mains de Monsieur Z. Que va-t-il faire ? La laisser dans un très beau jus ? La refaire de A jusqu'à...Z ?! 
Suspense... Tu le sauras bientôt ;-)


Kawasaki Z1000A 1977





Kawasaki Z1000A 1977 - le large guidon provenant d'une Honda 1000 Goldwing




Kawasaki Z1000A 1977

  



Kawasaki Z1000A 1977 - commodo droit et son fameux "double bocal" de liquide de frein (bah oui ! il y a deux disque à l'avant...)




Kawasaki Z1000A 1977 - commodo gauche. Le bouton "hazard" n'est pas là... pour rien ! Tu appuies dessus en ayant activé un clignotant (droite ou gauche) et apparaissent des warnings. En 1977, oui.




Kawasaki Z1000A 1977 - Carburateurs Mikuni 26mm




Kawasaki Z1000A 1977 - même freinage que le 900Z1. Les étriers passerons derrière les tubes en 1978.





Kawasaki Z1000A 1977 - Le kick starter est parfois utile. Note les enjoliveurs reproduisant des ailettes de refroidissement sur les côtés du bloc




Kawasaki Z1000A 1977





Kawasaki Z1000A 1977




Kawasaki Z1000A 1977 - note: la selle Giuliari, un must d'époque !

 

dimanche 15 avril 2018

mardi 10 avril 2018

Contact : Benelli / Moto Guzzi 254

 
Benelli 254 - Moto Guzzi 254


C'est toujours pareil : tu commences à me connaitre !
Je laisse trainer mes antennes et découvres de temps à autres quelques pépites. Des trucs et des machins oubliés, des bécanes bien sûr, peut-êtres un peu datées, parfois laissées de côté mais bien souvent remarquables. Remarquables dans le sens notoire, pas que je souhaite m'envoyer des fleurs !
Donc, mes antennes trainent et certains se prennent les pieds dedans; Hop ! Telle l'arachnide aux aguets la vibration attire mon attention et me voilà, le Nikon au poing, prêt à mitrailler de toute la pellicule numérique dont je dispose.
C'est quelque chose !

Il y a quelques temps j'avais repéré une belle paire et, comme souvent, elle s'est avérée italienne.
Je te vois venir ! Point de sujet déplacé, il s'agit bien entendu de mécanique transalpine.
Déçu ? Ne le sois pas. Ce sont véritablement deux petites bécanes atypiques qui viennent à toi aujourd'hui.
Deux "mini motos" issues des années 70, et plus particulièrement de "l’ère De Tomaso", quand cet industriel argentin tentait de redresser les marques Benelli et Moto Guzzi.
Je te présente la Moto Guzzi 254 et sa cousine Benelli 254.
Il s'agit d'un "chef d’œuvre de miniaturisation" comme on peut le lire aujourd'hui sur la Toile, et hier dans la presse de l'époque. 
En effet, nos deux amies partagent un bloc moteur quatre cylindres offrant une  cylindrée totale de 231 cm3! 
Il faut donc lire 250-4 sur les caches latéraux... Étonnant non ? 
Comment en est-on arrivé là? 
Alejandro De Tomaso a commencé à relancer la marque Benelli à partir de 1970 grâce à la 500 Quatro puis la 750 SEI (six cylindres). Il fallait à la marque de Pesaro une "entrée de gamme" pour compléter l'offre en quatre cylindres quatre temps. 
Seul problème : le développement de ces deux fers de lance avait coûté cher et il fallait trouver une solution économique pour parvenir à produire la petite Benelli. Autrement dit : produire à moindre coût en pratiquant des économies d'échelle et en utilisant des moyens éprouvés.
De Tomaso se tourne alors vers les équipes de la marque Moto Guzzi, dont il est également le propriétaire. Celle-ci sont en passe de mettre en production un bicylindre de 125 cm3, dont la partie cycle est également prête.
Il ne faut pas longtemps aux ingénieurs de Pesaro pour doter le petit bloc Guzzi de deux cylindres supplémentaires. Le cadre Moto Guzzi est conservé. C'est donc une Moto Guzzi 254 qui voit le jour en 1975, rapidement suivie de la Benelli "Quatro", devenant "254" par la suite.

Malheureusement, je n'ai pas eu le loisir de les essayer. Je n'ai pas vraiment de regrets car ces machines sont vraiment petites, en tous cas certainement bien trop petites pour moi ! C'est curieux d'ailleurs, faut-il y voir le reflet du gabarit moyen du motard Italien des années disco ?  Travolta lui même aurait eu du mal à trouver place à son guidon... Bizarre !
En revanche, je peux te dire que le son émis par ces petits blocs est tout à fait plaisant. Je pense même que dans les tours et avec des pots un peu libres cela doit causer ! 

Bien finies, les deux cousines (donc presque sœurs en réalité) offrent des prestations très modernes pour l'époque: la Benelli dispose de compteurs sur le réservoir, les deux optent pour une selle biplace monobloc en mousse, elles sont équipées d'un frein à disque hydraulique à l'avant (Brembo), le design est signé de la main du patron (De Tomaso est aussi le père des voitures Pantera et Mangusta, dont le dessin est intemporel...) elles sont dotées du démarreur électrique et enfin leurs performances font honneur à une prestigieuse lignée de compétition. Cette mécanique, dont la cylindrée unitaire n'est guère plus grosse que celle d'une mobylette, développe près de 50 chevaux et atteint 10500 tours sans inertie... de vraies bombinettes ! On dit qu'elles prennent 150 kmh... (compteur bagnole?) 
Epatant !
Je ne pouvais donc pas passer à côté, et j'ai fait mon possible pour entasser quelques clichés tout exprès pour toi. 
En joie !

Contact réalisé chez Speck Motos & Atelier à Villeurbanne, où l'on apprécie les mécaniques atypiques !

Benelli 254


 
Benelli 254



Moto Guzzi 254


 
Moto Guzzi 254



Benelli 254



Benelli 254



Benelli 254



Benelli 254



Benelli 254



Moto Guzzi 254


Moto Guzzi 254


Moto Guzzi 254



Benelli et Moto Guzzi 254



Moto Guzzi 254



Moto Guzzi 254



Moto Guzzi 254



Moto Guzzi 254


Benelli 254



Moto Guzzi 254



Benelli 254



Moto Guzzi 254

jeudi 5 avril 2018

La boite

Suzuki 900 RF... Comment ça "on ne dirait pas" ?!


Archives maison, printemps 18